Bonne lecture.
Nozomi
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Chapitre 7
S'il comparait la nuit qu'il avait passée avec la précédente, Yamapi avait nettement mieux dormi. Il ignorait ce que Koyama avait fait avec Noeru mais ça l'avait épuisé et il ne s'était pas réveillé une seule fois. Le seul point négatif dans cette histoire, était les coups frappés à la porte à 6h00 du matin qui réveillèrent Yamapi désagréablement. Tout en grommelant, il se leva péniblement et alla ouvrir, encore à moitié endormi.
Il ne fut pas étonné de se retrouve face à sa s½ur et sans un mot, il l'invita à entrer.
- Gomen ne de passer aussi tôt. Je prends juste Noeru kun et je repars.
- Hum... Et Tachibana san ?
- Sasuke est rentré pour se reposer. Il n'a pas dormi durant tout le voyage car il conduisait. Noeru kun va bien ?
- Il dort...
- Ca a été avec lui ?
Yamapi jeta un coup d'½il à son appartement qui gardait encore de réelle marque de ses bagarres avec Noeru avant de répondre :
- Oui oui...
- Je vais aller le réveiller. Il est dans ta chambre ?
Yamapi acquiesça en soupirant. Dire qu'il avait du dormir sur le canapé à cause de ce gamin... En plus d'être pénible, turbulent intenable et capricieux, il considérait que tout lui était dû, le magnifique lit que Yamapi venait de s'acheter par exemple...
Quelques minutes plus tard, Rina réapparu dans le salon, un Noeru se frottant les yeux à ses côtés alors que Yamapi avait pris place à table et buvait un café pour se réveiller. Elle se pencha vers le petit garçon et lui dit :
- Tu veux bien aller dans la voiture et m'attendre ? Je dois juste parler un peu avec mon frère.
Il ne répondit pas mais obéit à Rina sans répliquer ce qui eut le don d'agacer Yamapi. Qui plus est, il passa devant lui sans lui adresser un regard ou un mot et quitta l'appartement en claquant la porte.
Une fois Noeru parti, Rina s'approcha de Yamapi et s'arrêta près de lui, le regardant de haut.
- T'aurais pu lui dire au revoir au moins !
Surpris par la remarque de sa s½ur, Yamapi leva les yeux vers elle et la dévisagea un moment pour voir où elle voulait en venir exactement. Il comprit tout de suite que Rina lui reprochait sa froideur avec Noeru. Est-ce qu'elle savait l'enfer qu'il lui avait fait vivre durant les quelques heures qu'ils avaient passées ensemble ? L'espace d'un instant, Yamapi eut envie de lui crier dessus mais il se retint et reporta son attention sur la tasse qu'il tenait en main avant de dire, d'un ton neutre :
- Lui aussi, il aurait pu...
Rina soupira et prit place à table tout en portant un regard accusateur à son grand frère.
- Il a 5 ans !
- Ca m'est égal...
- Tomo kun, y a quelque chose qui ne va pas ? Tu m'en veux parce que je t'ai laissé Noeru kun ? Ah je sais ! Tu es jaloux parce que je fonde une famille avant toi !
Une fois de plus, Yamapi leva des yeux surpris vers sa s½ur avant de dire, sur un ton déterminé cette fois :
- Je ne suis pas jaloux parce que tu fondes une famille avant moi !
- Alors c'est quoi ?
- Je suis fatigué Rina... Tu sais, quand on a un enfant, on ne peut pas faire ce que tu as fait... J'ai du boulot moi aussi. Tu es vraiment sure d'être prête pour...
- ALORS C'EST CA ! S'écria-t-elle, lui coupant la parole. Tu me déçois vraiment Tomohisa. Tu n'arrive même pas à être heureux que j'aie trouvé le bonheur. Ca t'énerve, hein ?
Yamapi ne répondit rien, continuant simplement de regarder sa s½ur. Il l'avait blessée, ça se lisait dans son regard mais il ne retira pas ses paroles. Pour lui Rina n'était pas prête !
Voyant que son frère ne s'excuserait pas et qu'il ne comptait plus rien dire, Rina se leva et quitta l'appartement sans un mot de plus, les larmes aux yeux. Elle aurait tellement voulu que sa famille la soutienne, soit heureuse pour elle. Mais pour finir, elle avait été déçue, une fois de plus.
Pendant ce temps, Yamapi n'avait toujours pas bougé. Cette discussion avec sa s½ur l'avait marqué... Jaloux ? En fait, oui, il l'était. Il l'était parce qu'à partir de maintenant, sa s½ur adorée ne sera plus la même. Ca ne sera plus chez lui qu'elle viendra quand elle sera triste. Elle aura d'autres priorités. Alors, oui, il était jaloux. Mais pas de son bonheur, juste de Tachibana Sasuke, de cet homme qui était en train de lui enlever sa s½ur.
- Ca devait arriver... Fini-t-il par se dire en soupirant.
Le jour où il fondra une famille arrivera aussi et ce jour-là, ses priorités à lui aussi changeront alors il se devait d'être compréhensible. Tant que sa s½ur est heureuse, il devait accepter. Et au don de lui, il savait que Rina, sa petite Rina, arrivera à vivre cette vie, même s'il n'était pas prête. Elle avait juste besoin de soutien, de son soutien.
Avant de partir travailler ce matin-là, Yamapi lui envoya un message pour s'excuser mais ne reçu aucune réponse.
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Durant deux longues semaines, Les Kanjani8 avaient fait la tournée de toutes les salles de concert du Kansai et maintenant, c'était terminé. Enfin, jusqu'à la prochaine, dans trois mois, qui, elle, se fera dans tout le Japon.
De tous les membres, c'était Ryo qui était le plus heureux d'avoir terminé. Il ne l'avait montré à personne pour ne pas les ennuyer mais chaque soir, il était au bout du rouleau. Et à chaque fois qu'il se levait le matin, il était de nouveau d'attaque. Alors, tant que ça restait comme ça, il avait décidé que ça irait. Et puis, en prenant quelques vitamines, il s'en sortait très bien.
Mais alors pourquoi avait-il fallu qu'Okura le colle sans cesse ? Toujours à lui demander si ça allait. Malgré l'amitié qu'il éprouvait pour lui, Ryo en avait marre et se réjouissait de pouvoir retourner seul à Tokyo.
Son sac était prêt et il n'attendait plus que le taxi pour aller prendre le train. A cette heure-là, le hall d'entrée de l'hôtel où il séjournait était vide et Ryo en était ravi. Mais alors que son taxi venait d'arriver et qu'il allait sortir, une voix l'interpela. Inutile de se retourner, Ryo reconnu Okura. Il aurait pu franchir la porte et sauter dans le taxi pour l'éviter, cette idée le fit sourire... Mais il se résigna à affronter son ami une dernière fois.
Quand Okura arriva à sa hauteur, épuisé comme s'il avait couru un marathon, il tendit une carte à Ryo.
- Tiens ! C'est mon médecin à Tokyo. Dis, tu me promets de passer le voir ?! Tu as rendez-vous demain à 18h00
- Okura ! Fit Ryo exaspéré. Je n'ai pas l'intention d'aller voir un médecin pour ça !
- S'il te plaît ! Tu n'es pas en forme ces temps, inutile de le cacher alors Nishikido kun, vas-y !
Ryo allait répondre mais le klaxon de son taxi l'en empêcha. Il allait rater son train s'il ne partait pas maintenant. Avant de sortir dans la rue, il se saisit quand même de la carte de visite et dit :
- Je vais y réfléchir.
Soulagé, Okura lui répondit par un sourire que Ryo, qui était déjà arrivé au taxi, ne vit pas. Mieux valait entendre ça qu'un no catégorique.
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Masuda était tranquillement en train de cuisiner en chantonnant quand quelqu'un sonna. Il jeta un dernier coup d'½il à l'horloge qui ornait le mur de la cuisine pour être sûr du temps de cuisson restant pour ses gyozas et alla ouvrir la porte.
- Koyama kun ?!... S'exclama-t-il, un peu choqué en le voyant sur le pas de sa porte. Qu'est-ce que tu fais là ?
- Comme je passais par là, j'ai décidé d'en profiter pour te rendre tes jeux. Fit-il en brandissant un sac en plastique plein de jeux.
Sans grand entrain et plus gêné qu'il ne le devrait, Masuda fit entrer Koyama. Pas chance pour lui, sa mère n'était pas encore là et ne devrait pas rentrer avant une bonne heure.
- J'arrive pas à croire que c'est la première fois que je viens chez toi ! Tu me fais visiter ?!
- Hein ?
- Aller, soit pas gêné, je ne raconterai rien aux autres !
« Leur raconter quoi ?! » Pensa Masuda. La seule chose qui pouvait le gêner était de savoir Koyama chez lui, visitant sa chambre, par exemple. Parce que c'était Koyama...
Il évita soigneusement de le regarder et lui montra rapidement son appartement. Il ne fut pas difficile pour Koyama de comprendre que Masuda vivait encore avec sa mère. Il suffisait de voir la déco du salon pour comprendre qu'une femme, plus toute jeune, vivait là.
- C'est pour ça que tu n'as jamais invité personne ?
- Entre autre... oui...
- D'accord.
La visite continua et se termina dans la chambre de Masuda. En y entrant, Koyama fut surpris par l'ordre qui y régnait. Tout était rangé parfaitement, encore plus soigneusement que dans les autres pièces... Sur un poster, on pouvait lire une étrange phrase qui donna des frissons à Koyama.
Une place pour chaque chose
Et chaque chose à sa place
« Ce gars est un maniaque... » Pensa-t-il en souriant.
Il déposa le sac de jeux sur son lit et s'approcha d'une étagère sur laquelle trônait divers photos de sa famille, de ses amis et une des News à 8. Il y avait aussi plusieurs objets, des souvenirs, sans doute.
Son regard fut attiré par un tout petit cochon orange posé tout au bord du meuble. IL le prit entre ses mains et se tourna vers Masuda, le regard interrogateur.
- Il vient d'où ? Lui demanda-t-il sur un ton étrange et en fronçant les sourcils.
- Hum... Je ne sais pas trop. Quand j'étais petit, j'avais fugué, je ne sais plus trop pourquoi et quand ma mère m'a retrouvé, il parait que je tenais ce cochon serré dans la main. Ah ! Je reviens ! J'ai mon repas au four.
D'un pas rapide, il quitta sa chambre en passant devant Koyama qui le regarda partir, les yeux grands ouverts.
Alors qu'il sortait ses gyozas du four, un gant de cuisine dans chaque main, Masuda entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Il prit peur d'un coup... Sa mère...
Précipitamment, le plat encore entre les mains, il sorti dans le couloir pour avoir le temps de voir Koyama refermer la porte d'entrée et partir.
Masuda resta un moment comme ça, le plat bouillant toujours entre les mains... Ce fut la chaleur qui traversait les gants qui le fait revenir à la réalité.
Koyama venait de partir... sans rien dire... Que s'était-il passé ?
Après avoir posé le plat sur la table et refermé le four, Masuda retourna sans sa chambre. Il trouvera peut être la réponse à sa question...
Tout ce qu'il vit fut le petit cochon orange sur le sol...
Il le ramassa et le remit à sa place, plus perdu que jamais. Est-ce qu'il avait fait quelque chose de mal ?
A suivre
